Bitcoin au Maroc: Voici tout ce qu'il faut savoir sur la Cryptomonnaie

A travers cet article, nous vous proposons de faire un zoom sur la cryptomonnaie au Maroc, et principalement sur le Bitcoin.
Source : cmconjoncture
Posté Le : Mercredi 24 novembre 2021

Apparu en 2008, le Bitcoin est aujourd’hui la monnaie électronique ou cryptomonnaie la plus célèbre au monde. Écrit parfois BTC, ₿, Ƀ ou XBT, le Bitcoin est un véritable phénomène de ces deux dernières décennies. Ne valant que quelques millièmes de dollars à son lancement, avoir un Bitcoin aujourd’hui équivaut à détenir un lingot d’un peu plus d’un kilogramme d’or pur ! Et récemment en mai 2021, la star des cryptomonnaies a encore atteint des sommets, avec le cap symbolique des 64 000 dollars le Bitcoin, soit près de 8 fois plus qu'il y a un an à la même période. Dans son sillage, d'autres cryptomonnaies ont le vent en poupe : Litecoin, Dogecoin, Polkadot, Cardano… force est de constater que l’utilisation de la cryptomonnaie est de plus en plus convoitée. Les cryptomonnaies ne sont plus réservées à quelques adeptes seulement. Il y a de plus en plus de particuliers qui investissent dans le Bitcoin notamment.

Le Bitcoin au Maroc, en dépit de son « interdiction » par les autorités, fait de plus en plus d’adeptes et nombreux sont les Marocains qui n’hésitent plus à investir dans les cryptomonnaies et acheter des bitcoins au Maroc. Selon le média américain spécialisé dans les cryptomonnaies Coindesk, le site d’échange de gré à gré LocalBitcoins a enregistré une augmentation de 30% des inscriptions d’utilisateurs marocains entre 2019 et 2020, avec plus de 700 nouveaux comptes créés. L’ensemble de ces comptes enregistrés au royaume sur cette plateforme aurait ainsi échangé plus de 8 millions de Dirhams en transactions Bitcoin au Maroc, et ce, pour le seul mois de février 2021 ! A travers cet article, nous vous proposons de faire un zoom sur la cryptomonnaie au Maroc, et principalement sur le Bitcoin.

L’origine du Bitcoin, cette cryptomonnaie à succès

La monnaie électronique peut se définir comme une valeur monétaire qui est stockée sous une forme électronique, y compris magnétique. C’est en quelque sorte un équivalent numérique de l’argent liquide. Elle peut être stockée sur un support électronique (la puce d’un téléphone mobile) ou à distance sur un serveur (un compte en ligne). Ce support électronique stocke directement la somme d’argent et n’est pas forcément lié à un compte bancaire. Le Bitcoin, lui, est bien une monnaie électronique émise et contrôlée, non pas par une banque centrale comme le dirham, l’euro, le dollar ou le yen, mais par un algorithme présent sur un réseau informatique décentralisé (composé d’une multitude d’ordinateurs reliés les uns aux autres sans serveur).

Pour ses créateurs, cette décentralisation fait du Bitcoin une monnaie qui ne peut être instrumentalisée par les États. Sa valeur n’est donc définie que par l’offre et la demande. Le principe de fonctionnement du bitcoin a été rendu public en 2008 par Satoshi Nakamoto, qui n’est qu’un pseudonyme et sa véritable identité n’est jamais connu jusqu’à ce jour. Le mot « blockchain » (chaîne de blocs) est aussi apparu pour la première fois avec le lancement du Bitcoin en 2009 pour parler du registre distribué au cœur de la technologie Bitcoin. Le premier bloc de la blockchain de cette cryptomonnaie a été créé le 3 janvier 2009, c’est alors la date effective de la création des premiers Bitcoins, et on parvenait à une première estimation de la valeur d’un Bitcoin en octobre de la même année : 0,001 USD (ce qui correspondait au coût de production en électricité que nécessite la création d’une unité par un ordinateur).

Pour revenir sur la fameuse blockchain, cet algorithme a été créé spécialement pour garantir l’inviolabilité du mécanisme de création de monnaie et des échanges réalisés avec la cryptomonnaie Bitcoin. Sur le principe, chaque fois qu’une opération intervient en bitcoins, elle est validée, cryptée, puis enregistrée dans un bloc qui va être relié à la fameuse chaîne qui n’est autre qu’une base de données morcelée consultable par tous. Toutes les opérations réalisées en bitcoins depuis 2009 y sont enregistrées. Néanmoins, la blockchain a ses limites, elle ne peut garantir le bon fonctionnement et l’inviolabilité des intermédiaires techniques, des plateformes par lesquelles chaque acheteur/vendeur de bitcoins ou de toute autre cryptomonnaie va devoir passer (telles que les plateformes Coinbase, Binance ou encore Kraken, etc.).

La position du Maroc sur le Bitcoin et toute autre cryptomonnaie

Bien que la cryptomonnaie et plus particulièrement la Bitcoin commence réellement à attirer de plus en plus d’adeptes au Maroc, il faut savoir que les transactions en monnaie virtuelle sont formellement interdites dans le royaume et constituent officiellement une infraction à la réglementation des changes du pays. La réglementation des changes au Maroc stipule de manière claire que les Marocains résidents ne peuvent disposer de comptes à l’étranger que sous certaines conditions (être exportateur de biens ou de services). Toute infraction par rapport à ces règles est punie par le dispositif coercitif en vigueur, et passible de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 500 à 20 000 Dirhams.

Autant le Ministère de l’Économie et des Finances, Bank AlMaghrib que l’Autorité marocaine du Marché des Capitaux rappellent toujours qu’il s’agit d’une activité non régulée. Ils attirent à cet effet l’attention du public sur les risques associés à l’utilisation des monnaies virtuelles, dont principalement l’absence de protection du consommateur, la Volatilité du cours de change des cryptomonnaies contre une devise ayant cours légal ou encore l’utilisation de ces monnaies à des fins illicites ou criminelles notamment le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, etc.

Néanmoins, si la cryptomonnaie au Maroc fait l’objet d’interdiction, les autorités redoublent en revanche d’efforts pour y faire une place aux projets de blockchains à usage professionnel. En 2020, plusieurs conférences ont eu lieu à cet effet, notamment pour promouvoir les applications possibles afin de mettre la blockchain au service de l’inclusion financière.

Somme toute, bien que dans la clandestinité, les traders marocains sont de plus en plus nombreux à recourir aux différentes plateformes pour acheter des Bitcoins au Maroc et investir dans les cryptomonnaies…