Bonne tenue des principaux baromètres conjoncturels sectoriels en cette fin d’année

Une fin d’année plutôt prometteuse pour l’économie marocaine. L’embellie se confirme pour l’année 2017 augurant d’une reprise effective de l’ensemble des secteurs contributeurs.
Source : Aujourd'hui
Posté Le : Mercredi 27 décembre 2017

C’est ce que constate la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa dernière note de l’année. Le département relevant du ministère de l’économie et des finances observe au titre des trois derniers mois une tendance positive des principaux indicateurs de la conjoncture économique. Un dynamisme tiré par la croissance économique de la zone euro. Selon les prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la croissance de la zone euro devrait atteindre en 2017 les 2,4%, soit le niveau le plus élevé de la décennie.

Outre le redressement continu de l’économie mondiale, l’évolution de l’économie nationale en 2017 s’annonce favorable également du fait de la bonne tenue des principaux indicateurs conjoncturels sectoriels. Citons en premier le bon comportement de la consommation des ménages. «Une dynamique liée à l’amélioration de la confiance des ménages qui a grimpé de 12,9% et par le maintien de l’effort d’investissement dans un contexte marqué par une bonne tenue des crédits à l’équipement et une reprise des importations des biens d’équipement», fait observer la Direction des études et des prévisions financières.  La DEPF observe également un léger redressement des réserves internationales nettes. Selon les prévisions, ces réserves couvrent 5 mois et 24 jours d’importations de biens et services.

Par ailleurs, le déficit budgétaire poursuit son amélioration par rapport à l’année passée.

Ceci résulte de la bonne tenue des recettes fiscales et de celles des comptes spéciaux du Trésor. Le déficit commercial pour sa part est en détérioration et ce en dépit du comportement favorable des exportations. La DEPF attribue cette détérioration à la forte progression des importations énergétiques. Les crédits bancaires ont connu pour leur part une accélération progressant de 5,2%  au troisième trimestre de l’année.