Le Maroc, pays émergent en 2030 ? Les projections du CMC

Trois scénarios d’évolution ont été présentés : un scenario de référence traduisant les tendances actuelles, un scénario faible traduisant une situation de baisse de régime et un scenario dit d’«émergence », plus optimiste, dans lequel la croissance serait plus forte et auto-entretenue.
Source : Tel-quel
Posté Le : Vendredi 29 septembre 2017

« Les taux de croissance pour chacune des variables retenues ne sont pas uniformes » a expliqué Ahmed Laaboudi, directeur du CMC. Il ajoute que les niveaux respectifs de ces taux sont différenciés selon les périodes, « une différentiation introduite pour tenir compte des changements probables du contexte économique et social d’ici 2030 ».

Le scénario de référence s’appuie sur des hypothèses qui s’inscrivent dans le prolongement des tendances observées en cours de ces dernières années. Selon ce scénario avec une croissance maintenue autour de 4,3 %, l’économie marocaine ne connaitrait pas de profonds changements par rapport à la précédente décennie.

Le scénario de croissance faible présente, quant à lui, une déviation moyenne négative de presque 0,9 point de pourcentage par rapport au scenario de référence. De ce fait, il atteindrait en moyenne sur la période 2016-2030 une vitesse annuelle moyenne de 3,6%.

Concernant le scénario d'émergence, il suppose la sortie de crise des principaux partenaires du Maroc au cours des prochaines années. Cette situation pourrait se traduire par des évolutions positives de ces économies, dont les retombées seraient favorables sur l'économie marocaine. Ce cas de figure présage une accélération de la demande mondiale adressée aux entreprises nationales et se fixerait, selon le CMC, à 3,5% par an.

De grands chantiers lancés par le gouvernement en matière d'infrastructure de base, conjugués aux efforts engagés par les pouvoirs publics pour améliorer l'attractivité du pays, seraient autant de facteurs qui justifieraient la hausse des dépenses publiques, plus particulièrement en ce qui concerne les investissements, au cours des prochaines années. Dans ce même scénario, les investissements sont supposés évoluer à un rythme pouvant atteindre 7,5% par an en moyenne.