Régression du taux d’épargne des ménages en 2016 : Dégradation de 0,6% du pouvoir d’achat

Les sociétés financières et non financières ont été le premier producteur de la richesse nationale en 2016, a indiqué récemment le Haut-commissariat au plan (HCP) dans sa dernière note d'information.
Source : Libération
Posté Le : Vendredi 22 décembre 2017

Dans ce document relatif aux comptes des secteurs institutionnels pour l'année 2016, le Haut-commissariat a relevé que ces sociétés (financières et non financières) ont connu une légère amélioration de leur contribution au produit intérieur brut (PIB), passant de 42,9% en 2015 à 43,2% 2016.

En plus de disposer de 14,9% du revenu national brut disponible, elles ont contribué  pour 53,6% à l’épargne nationale et pour 57% à l’investissement (formation brute du capital fixe), selon l’organisme public.

A noter que la contribution des ménages et des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) et celle des administrations publiques ont enregistré, en revanche, un recul respectivement de 0,4 point et 0,1 point par rapport à 2015.

A en croire le Haut-commissariat, elles se sont situées respectivement à 29,3% et 15,8% du PIB et sont, en revanche, en recul  respectivement de 0,4 point et 0,1 point par rapport à 2015.

Selon les données analysées, le Revenu national brut disponible (RNBD) a connu, de son côté, une hausse de 3,2% en 2016 pour se situer à 1076,9 milliards de DH.

« Cette amélioration est due à l’augmentation du revenu brut disponible de 6,8% pour les administrations publiques, de 3,1% pour les sociétés (financières et non financières) et  de 2,1% pour les ménages et ISBLSM », a expliqué le HCP.

Et d’ajouter que les contributions des secteurs institutionnels au RNBD se sont situées ainsi à 62,5% pour les ménages et ISBLSM; 22,6% pour les administrations publiques et 14,9% pour les sociétés (avec 2,6% pour les sociétés financières).