Relance économique : Le CMC recommande un remède de cheval

Les doses homéopathiques des politiques monétaire et budgétaire prescrites dans le cadre des règles de Maastricht et des recommandations tranchées des organisations internationales en matière d’austérité et de gestion de la dette sont mises au placard en attendant des jours meilleurs et plus prospères.
Source : Le Matin
Posté Le : Mardi 13 octobre 2020

C’est ce qu’affirme le Centre marocain de conjoncture (CMC) dans sa dernière publication mensuelle «Maroc Conjoncture» axée sur la relance économique, recommandant plutôt un remède de cheval.

Les économistes du CMC soulignent également que la préoccupation relative au climat des affaires se double, à cause de la pandémie Covid-19, d’un «tourment additionnel» qui consiste à trouver les moyens de «sauver le soldat entreprise, fortement mutilé par la crise». L’objectif que s’est fixé le Maroc d’accéder, en 2021, au top 50 du classement Doing business «peut être compromis, tant les incertitudes brouillent toute visibilité des perspectives de relance et de repositionnement des différents pays dans ce challenge», estime le CMC.

L’institution note également que pour une croissance économique durable, le rythme des efforts est supposé être cadencé selon deux types d’offres. La première est sectorielle, ayant pour soubassement une diversification du tissu économique. La seconde est territoriale, fondée sur l’objectif de soutenir l’émergence de nouveaux pôles économiques régionaux. Il est attendu, selon le CMC, que ce dernier volet puisse bénéficier d’incitations diverses pour favoriser notamment l’investissement industriel, par l’aménagement d’au moins une zone en région et la facilitation de l’accès au foncier.